Mais que signifie ce mot nouveau qui a
fait son entrée dans le New Oxford American Dictionary en 2007 ?
Le mouvement, apparu en 2005 à San Francisco ( Californie) a été créé par
un groupe de personnes qui ont décidé de consommer exclusivement des produits dont l'origine géographique était située à moins de 100 miles de chez eux, (donc 160 kilomètres), cela pour réduire
les dépenses d'énergie et relancer le commerce de proximité.
Au-delà de l'aspect mode, de nombreux facteurs montrent que choisir de manger
local n'est pas un comportement léger, mais que cela implique un changement profond de mode de vie. C'est une façon de penser différente, qui relève d'un véritable état
d'esprit plus humain, plus convivial.
Plusieurs raisons qui invitent à choisir ce mode de consommation
:
- l'aspect écologique : le transport de produits sur de longues distances
impliquent de grosses dépenses énergétiques, donc, privilégier les « circuits courts » est nettement meilleur pour l'environnement.
- l'importance du goût et des bienfaits pour la santé des aliments frais et de saison. Car
respecter une saison, c'est permettre au corps d'avoir les bons apports au bon moment.
- l'aspect économique : limiter les intermédiaires, c'est limiter les coûts pour le consommateur, mais
également pour le producteur.
Un changement de vie, certes, associé à une prise de conscience, mais cela ne
doit pas devenir une contrainte. La modération et l'équilibre doivent rester notre seul guide. Même s'il n'y a pas de recette miracle, c'est important de ne plus acheter des poires insipides produites dans l'autre hémisphère ou des fraises importées d'Andalousie et
cultivées hors sol.
Réduire la distance entre le
producteur et le consommateur, c'est créer un nouveau réseau dans l'économie locale.
Avant de se lancer, il va falloir repérer les producteurs bio sur les marchés
(ou mieux les marchés bio), avoir la chance de dénicher une AMAP, ou connaître un producteur bio qui propose des paniers. Bien sûr, il y a les magasins bio, mais en
consommateurs avertis, il faudra décrypter les étiquettes (pour l'origine des produits) et choisir de n'acheter que des fruits et légumes de saisons. Expliquer ce choix d'achats au gérant
du magasin peut l'encourager à changer ses habitudes d'approvisionnement tout en sachant que beaucoup sont des convaincus. Les échanges peuvent alors s'avérer très
enrichissants.
C'est un travail d'éducation, comprendre qu'il est préférable de consommer
des choux et des blettes en hiver que des poivrons ou des aubergines. Plus de fraises à Noël car nous devons être conscients que trouver des fraises hors saison, cela signifie soit qu'elles
viennent de très loin, soit qu'elles sont issues de culture forcée dans des serres surchauffées souvent tout près de chez nous .
Même si je reste vigilante, le chocolat et le thé par exemple ne seront pas bannis de mon placard. Il y a
toujours
eu des échanges commerciaux et s'ils sont pratiqués dans le cadre d'un échange équitable, pourquoi pas. Repenser son alimentation en favorisant la production locale, bio et de saison, c'est bien, mais sans devenir un
dictateur de l'anti-conso, c'est mieux ! Cependant, ce
constat ne me donne pas bonne conscience pour dévorer trois ananas par semaine (même bio-équitables).
De la modération et du bon sens en toute chose.
Malgré toutes les publicités alléchantes et toutes les sollicitations qui nous pressent à consommer tout et n'importe quoi,
je me suis rendue compte que certaines personnes sont déjà locavores sans le savoir...
de la théorie à la pratique ...
dimanche 24 mai, Instants de Vie a proposé un repas
bio-végé spécial Locavores.
Quelques adresses
Acheter des paniers de légumes bio dans une ferme près de Marmande = Pascale Bréchotte
AMAP
Jardins de Cocagne
www.locavores.com (site en anglais)